Restaurer des menuiseries anciennes : pourquoi la peinture ne doit pas être choisie au hasard ?
Volets décolorés, porte d’entrée abîmée, portail rouillé, fenêtres en bois ternies, restaurer des menuiseries anciennes peut sembler, au premier abord, être une simple opération de remise en peinture. Cependant le choix de la peinture n’est pas qu’une question de couleur, il a un impact sur la durabilité, la cohérence architecturale et le respect du bâti.
Restaurer des menuiseries anciennes : un enjeu qui dépasse la simple décoration
Les volets, portes, fenêtres ou encore garde-corps font partie des éléments qui forgent l’apparence d’un bâtiment ancien. Ils participent à structurer la façade. Cependant, au delà de leur rôle esthétique, les menuiseries protègent le bâtiment des intempéries, des variations de température, des UV et de l’humidité.
Une peinture inadaptée peut cloquer, s’écailler, mal vieillir, voir capturer l’humidité. Or un bâtiment ancien n’a pas les mêmes besoins qu’une construction neuve.
Quelle peinture choisir pour restaurer des menuiseries anciennes ?
COMTESS, fabricant français de peintures naturelles pour monument historique, accompagne ce type de projet grâce à son expertise des pigments naturels, de l’huile de lin, des menuiseries anciennes et des finitions traditionnelles.
Les menuiseries anciennes sont soumises à de fortes contraintes, un bois irrégulier, parfois fissuré, du métal oxydé ou fragilisé, etc. Le choix de la peinture dépend donc du support à peindre, de son état et du contexte architectural. Pour le bois, il faut privilégier une finition souple, respirante, qui pourra accompagner les mouvements de ce matériau. Pour le métal, la protection durable ne doit pas dénaturer son aspect. Par ailleurs, les pigments naturels permettent d’obtenir des teintes plus cohérentes avec les bâtiments anciens. Maisons Paysannes de France rappelle d’ailleurs que les pigments naturels pour le bâti ancien sont des composants essentiels des peintures et enduits traditionnels, et qu’ils sont préconisés pour la restauration des maisons et monuments du patrimoine national.
Quelles sont les erreurs fréquentes à éviter dans la restauration patrimoniale ?
Si la rénovation décorative a pour vocation de moderniser ou d’embellir un bien immobilier, la restauration patrimoniale vise elle à préserver l’identité du bâtiment. C’est pourquoi la peinture doit être choisie autant pour sa cohérence historique que pour son rendu visuel.
Les principales erreurs à éviter sont donc de choisir une peinture trop brillante ou une teinte incohérente avec l’époque ou l’esthétique de la façade. Côté technique, il ne faut pas non plus négliger la préparation du support, ni utiliser un produit trop filmogène. Enfin, ne reccherchez pas un rendu trop neuf ou trop uniforme.
Cas pratique : repeindre les volets d’un ancien presbytère
Une commune souhaite repeindre les volets et la porte d’un ancien presbytère transformé en lieu culturel.
Le choix ne peut pas se limiter à une couleur qui plaise. Il faut tenir compte :
- de l’époque du bâtiment ;
- du bois d’origine ;
- des anciennes couches de peinture ;
- de l’exposition aux intempéries ;
- de l’environnement, église, bâtiments anciens du village.
Une teinte issue de pigments naturels, associée à une finition adaptée au bois ancien, permettrait de protéger les menuiseries tout en respectant l’identité du lieu.
